lundi 26 décembre 2011

Asilha --> Mohammmedia --> El Jadida






J'ai de nouveau sous vague à chacune de mes étaves, tout comme les hommes ont des moustache sous le nez : ça fait pas un peu marocain non ?





Chalutier au travail devant les digues du port de Rabat.
Rabat devait m’accueillir quelques jours. Mais la houle des tempêtes d’Atlantique nord en a décidé autrement : l’entrée du port impraticable pour cause de vagues déferlantes.




C’est reparti pour Mohammedia ; arrivée en fin de journée. Petite marina avec deux pontons pleins à craquer ; petit port de pêche plein à craquer ; petit port de commerce … pas plein mais il y avait du monde.




Sympathique promiscuité avec les bateaux et barques de pêche. Difficile de dormir sur mes deux coques : un coup de vent est attendu samedi. Départ le vendredi (eh oui)  21 octobre pour El Jadida à 6h30 du matin.






J’ai frôlé quelques hauts fonds près de la pointe d’Azemmour, mais cette navigation de jour a permis à mon équipage de bien voir les bateaux de pêche et au passage le minaret de la Grande Mosquées de Casablanca.




El Jadida. A couple de Tahira, battant pavillon hollandais, et d’un équipage polonais sur un bateau de location.


Le port fortifié par les portugais s’appelait Mazagao. Ils l'ont fait solide.










L’intérieur des remparts.










L’extérieur des remparts.




Et la plage.


Le tour est fait ou presque. Le reste de la ville est vaste et moderne : rien à voir avec Asilah.








Pêcheurs de retour de mer. Les feux de route : un flash light de couleur blanche, rouge, verte, suivant le gout du patron ou le stock du marchand ?




Facile de comprendre pourquoi il faut veiller en mer : ils ne sont pas tous au port par manque de place.  
















Après trois jours d’escale mouvementée (des rafales à 52 nœuds dans le port pendant une journée), départ pour Essaouira. Il est temps de gagner vers le sud, l’hiver approche de mes tableaux arrière.








Gibraltar --> Asilah (Maroc)



Et voilà, en fin d’après-midi, le fameux rocher est là.










Ils sont très forts les Anglais : non seulement ils ont gardés un petit coin de terre sur la péninsule ibérique, avec de vrais pubs, mais en plus ils ont installés un nuage au-dessus pour que tout soit vraiment britannique.














 Et juste après le Punta de Europa, je rentre de dimanche soir dans la baie d’Algesiras.




  


 



Elle est vraiment pleine de cargos : des gros, des petits, des moyens, avec ou sans mats de charge. Noir, bleu, rouge, orange, …






















Yves cherche un endroit où je pourrais mouiller mon ancre. Pas facile à trouver dans ce grand complexe portuaire






Il choisit La Línea de la Concepción, juste après la frontière anglo-espagnole.

 
 L’endroit semble calme, bien que ce ketch soit descendu retrouver son ancre ! (le nuage est toujours sur Gibraltar).

Un tour à terre, pour voir … que La Línea de la Conception est surtout une zone de logement pour les milliers de personnes qui travaillent sur Gibraltar. Embouteillage matin et soir.








Le lendemain, petite navigation dans la rade pour rejoindre le port d’Algesiras (le nuage est toujours sur Gibraltar).


Et moi, je te fais ça sans remorqueur. Alors que les gros, eux, ils ne peuvent pas s’en passer. 
Le mercredi 12 octobre dès 8 heures, je quitte le quai d’Algesiras et en même temps le continent européen.











Plein de petits bateaux pêchent dans le courant près de la pointe ouest de la rade.







 A nous le fameux détroit : j’ai 5 heures devant moi pour m’arracher à la Mer Méditerranée qui a toujours baigné mes coques. Le courant pousse fort.









Coup d’œil dans le sillage : au revoir la Grande Bleue.




Je ne suis pas seul dans ce détroit. Mais enfin, il y a de la place pour tous.
Même pour les dauphins : ils n’ont pas manqué le rendez-vous.

















Trois heures après être sortie de la rade de Gibraltar, je présente mes étraves à Tanger. Bonjour au continent africain.




Il y a du monde, beaucoup de monde : déjà neuf bateaux à couple au quai des plaisanciers. Le capitaine du port dit à Yves qu’il est désolé, mais il ne peut pas m’accueillir. Je suis trop long ou trop large ?








Coté port de pêche, c’est encore plus chargé.



Quai des paquebots, … je ne leur dispute pas la place.
Le port de Tanger affiche complet !

Bon, ben Yves me remet les voiles, enfin pas tout : 32 nœuds de vent d’est. Deux ris dans la grand-voile, pour une descente rapide de la côte marocaine et s’arracher du courant de Gibraltar qui nous remettrait bien en Méditerranée : j’aurais l’air malin !
Cap au sud-ouest jusqu’à Asilah. Port de la côte oublié des plaisanciers : deux bateaux par mois.
Je suis mouillé au milieu du port. Tout seul : rien ne peut rayer mon gel coat. L’équipage peut aller l’esprit tranquille au marché berbère dans les terres.

 Asilah, toute une histoire, d’où les remparts. Port de commerce créé par les Phocéens en 200 Av JC, puis Carthaginois, Byzantin, Romain, Marocain, Normand, Portugais, Espagnol. Et enfin Marocain, il reste  aujourd’hui la pêche aux poissons et au corail.






 Lundi 17 octobre en début d’après- midi, départ pour Rabat. Une nuit parmi les innombrables bateaux de pêche de toutes tailles.

samedi 24 décembre 2011

Ibiza --> Gibraltar


  Et puis dans l’après- midi, le vent faiblit et tourne en plein dans l’axe de mes étraves. Virement par 39° Nord et 1° Est tout rond et cap plain sud.



Je me débrouille très bien (je trouve) quand mon skipper dort : j’ai un pilote automatique à poste, plus un second « au cas où ».



Samedi 8 octobre : à midi, je suis devant la Punta des Bergantin en Andalousie. La nuit dernière, le vent est franchement monté dans le Golf de Vera. Il m’a poussé à plus de 7 nœuds sous foc seul à partir de Carthagène. Je suis passé entre le rail des cargos et la cote.



Les pierres poussent bien sur cette terre. La verdure se fait très discrète. Ils ont peut-être fait un jumelage avec l’Irlande ?

Mais ces pierres  ne poussent que sur la terre et pas en mer. C’est agréable de pouvoir longer une côte de près quand elle défile vite : j’ai fait quelques pointes à 13 nœuds.




Deux heures plus tard, le Cabo de Gata qui est doublé à 8 nœuds sous foc et grand-voile à 2 ris.

 

Passage devant Almeria. Pas d’arrêt buffet : il faut profiter d’un vent favorable. Mes moteurs sont de cet avis également.


3ème journée de navigation. Les cargos sont toujours très présents : sans doute trouvent-ils la région agréable. En tant que catamaran de plaisance, je partage leur opinion.





C’est dimanche : presque la poule au pot suivant la volonté du roi.



Le vent faiblit. La rade de Gibraltar n’est plus très loin : il faut me mettre des mètres carré pour arriver avant la nuit.
Ca s’emmêle un peu.






Quelques jolies nœuds de chaise et le spi aux couleurs antillaises ajoute les chevaux nécessaires.









Les cargos, aux noms parfois très poétiques, se font plus nombreux.




Mon sillage quand je suis bien toilé et que le vent siffle dans mes haubans

jeudi 22 décembre 2011

La Grande Motte --> Ibiza


Le 2 octobre au matin,  Yves a envoyé ma grand-voile et mon spi, cap vers le sud. Pas beaucoup de vent, même pas du tout de vent une grande partie de cette étape La Grande Motte - Ibiza. Une navigation tranquille qui lui a permis de lire le mode d'emploi de l'appareil photo.
Trois jours plus tard en début d'après-midi, je vois une île devant les étraves : Ibiza. Trois journées de vent faible : les moteurs ont été mis à contributions.

Je suis tout petit devant les falaises. Et pourtant mon mat culmine à 19 mètres    Ah, je ne me suis pas présenté : je m'appelle FREE LANCE, j'ai 19 ans, je mesure 13,60 m de long et 6,80 m de large.
 A ma dernière pesée, j'étais à 6,3 tonnes ; depuis avec les aménagements intérieurs, j'ai pris un peu de poids. Mon propriétaire s’appelle Yves LEGOFF.




San Antonio de Ibiza : centre touristique comme savent très bien le faire les espagnoles. Dur de reposer les haubans : ils vibrent avec  les basses des musiques des boites de nuit environnantes




Mais bon, même à Ibiza, il y a des gens qui se couchent le soir pour aller à la pêche tôt le matin. L’heure où le poisson se laisse faire.


Le 6 octobre, je lève mon ancre. Nous sommes jeudi. Je double les îles Cornilleras au près à 8 nœuds avec un vent de 12 nœuds.